C’est décidé : vous vous lancez dans votre aventure musicale ! Vous avez l’ingrédient-clé : la détermination. Mais votre matériel est-il adapté à votre projet ?

Pour mettre toutes les chances de votre côté, il est nécessaire d’être parfaitement équipé. Vous avez déjà peut-être en tête une idée très claire de ce que vous souhaitez acquérir : vous rêvez secrètement depuis des années de la Takamine TF341 de Bruce Springsteen, ou du légendaire kit DW du batteur Neil Peart du groupe Rush…

Le coup de coeur a son importance, mais soyez vigilant : le matériel que vous allez choisir vous accompagnera tout au long de votre parcours, parfois pendant plusieurs années ! C’est un investissement à ne pas prendre à la légère, et qui nécessite un temps de réflexion.

Pas de panique : on vous propose de couper le processus en 4 étapes pour y voir plus clair.

ÉTAPE 1 : POSER SES CRITÈRES

Avant de commencer, posez-vous les bonnes questions pour définir au mieux vos besoins ! Par exemple :

  • Aventure studio VS aventure live ? Vos besoins ne seront pas les mêmes si votre projet relève davantage d’enregistrements en studio, que de concerts live. Et, dans le second cas, des concerts dans un périmètre local, nécessitant peu de déplacements, n’auront pas les mêmes enjeux qu’une tournée nationale ou internationale, où il vous faudra transporter vos équipements (ou une partie).
  • Groupe VS carrière solo ? Là aussi, les enjeux diffèrent : en solo, pour peu que vous jouiez de différents instruments, il vous faudra peut-être gérer l’acquisition d’un volume de matériel important en votre nom propre. Mais si vous êtes en groupe, la tâche est également délicate : assurez-vous que vos instruments s’accordent harmonieusement !
  • Quel univers musical ? Votre style musical et le son que vous recherchez vont là encore largement définir votre matériel. Prenez du recul et voyez quels sont vos partis pris musicaux, les aspects que vous souhaitez valoriser. Par exemple, si votre groupe a une touche musicale bien à lui, ou un instrument atypique à mettre en valeur, veillez à lui donner toute sa place par rapport aux autres instrument.

Une fois ces questions posées, armez-vous d’un papier et d’un bon vieux crayon, et dressez une liste écrite précise de vos besoins et de vos attentes.

ÉTAPE 2 : NEUF, OCCASION, LOCATION

En fonction de votre budget, vous n’allez pas vous équiper de la même manière. L’idéal est bien sûr de pouvoir acquérir un équipement neuf en magasin, pour pouvoir essayer l’instrument, bénéficier des conseils du vendeur en direct et s’assurer qu’il est en bon état.

Mais il existe de nombreuses marketplace en ligne pour acheter vos instruments d’occasion. La plus connue est certainement Thomann, site allemand, plus gros vendeur online d’instruments d’occasion en Europe, qui propose un retour dans les 30 jours si le matériel ne convenit pas. Woodbrass est également la référence, et est implanté en France : livraison rapide sous 48h, possibilité de retrait gratuit en magasin.

Louer son instrument comporte également des avantages : il vous permet de l’essayer avant de l’acquérir pour de bon. Louer son équipement le temps d’un concert est également possible : on parle de Backline, généralement pris en charge par l’organisateur du concert. Les grands noms en termes de Backline : EasyBackline, Newloc, Eurobackline, etc.

ÉTAPE 3 : OPTER POUR DES ACCESSOIRES

Parmi les accessoires les plus importants, à prendre en considération en particulier si vous prévoyez de déplacer régulièrement votre instrument : l’étui ! Les étuis rigides sont généralement à privilégier, même si des housses matelassées de bonne qualité existent.

ÉTAPE 4 : AVANT DE FINALISER L’ACHAT

Vous avez presque toutes les cartes en main avant de sauter le pas.

Vous pouvez encore vous poser quelques questions annexes : par exemple quelle sera la valeur de votre instrument à la revente ? Partez du principe qu’un instrument de marque est certes plus cher à l’achat, mais que vous pourrez le revendre à meilleur prix également. De même, un instrument aura généralement plus de valeur si vous ne l’avez pas modifié ou customisé en cours de route.