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AXEL BAUER

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Axel Bauer a reçu Scènes Locales juste avant son 1er concert de la tournée 2019, à la Ravoire – Savoie.

LA SCÈNE LOCALE, C’ÉTAIT OÙ ET EN QUELLE ANNÉE ?

Le 1er concert c’était au lycée Stanislas à Paris, avec mon groupe (les Nightbirds NDR), on devait avoir 13 ans je crois, on a vu la salle qui était quand même une salle de 800, il y avait 800 gamins qui allaient rentrer, on a fait la balance et on a été au café après, y’en a un qui a dit ‘un whisky’ et tout le monde a pris du whisky, et vu qu’on avait 13 ans on a fini ivre mort en fait.
Notre premier concert c’était une catastrophe, les gens étaient tournés vers le fond, ils criaient allez les bleus je crois, heu c’était les verts à l’époque, c’était Rocheteau. (rires)
Ça c’était le 1er concert, après j’en ai fait d’autres, mais les premiers vrais concerts que j’ai fait, je jouais pour d’autres.

QUELS SONT LES SOUVENIRS GRAVÉS DE CETTE ÉPOQUE ?

Moi j’étais guitariste, je jouais pour un type qui s’appelait Franck Lorentz, j’ai joué plusieurs fois au Rose Bonbon (rue Caumartin, près de l’Olympia NDR), j’ai joué au Gibus qui étaient les scènes parisiennes, rock on va dire, et tout le début avant Cargo je jouais là, surtout au Rose Bonbon.
Il y avait un endroit qui était magnifique à l’époque dans les années 90, qui s’appelait l’Hôpital Éphémère à Paris, c’était un hôpital désaffecté, dans lequel FFF répétait, dans lequel je répétais, il y avait Jean-Louis Aubert de mémoire et plein d’autres groupes de la scène française, et là il y avait vraiment une sorte de foyer de musiciens et on faisait des jam tous, tout le temps, il y avait M qui était là aussi….

AxelBauer, La Ravoire Mars 2019 - Copyright Sylvie Chareun Photographie

UNE ANECDOTE ?

Des anecdotes particulières… j’en ai une, je me suis fait électrocuté sur scène, à Val d’Isère (1988 Axel Bauer sauvé par le coup de pied de Philippe Manoeuvre dans l’ampli, ce qui l’a débranché), c’est pas forcément une anecdote agréable, mais…
Je ‘jammais’ de 80 à 92, à ce moment là, j’ai beaucoup fait de jam, maintenant j’ai moins l’occasion, quoique là récemment j’étais au Bus Palladium avec Nono de Trust, il y avait Yarol , Phil Almosnino à la guitare et moi, pour le Guitare Garage, on a fait ça je sais plus, il y a 10 jours, on a fait des bœufs….

J’ai pas d’anecdote particulière qui me revienne comme ça, j’ai des trucs, qui moi me font rire …
Le premier grand bœuf que j’ai fait, je devais avoir 18 ans, c’était sur une scène qui était gare de Montparnasse, on m’a passé une guitare et j’ai fait un premier accord et j’ai cassé 5 cordes d’un coup au moment où le gars disait vas y c’est à toi, c’est des moments où il faut savoir se débrouiller avec ce qu’on a et qui sont intéressants, c’est des enseignements.

(Axel prend le temps de chercher dans ses souvenirs)
J’ai eu la chance de partager la scène, même récemment… en 2015 j’ai fait cette tournée autour de la guitare, j’ai eu de la chance quand même de jouer avec des héros de mon enfance, parce que quand j’avais 18 ans j’apprenais beaucoup la guitare en écoutant ce merveilleux guitariste Larry Carlton qui a enregistré 2000 disques ! C’est à dire qu’il est sur des disques vous ne savez même pas que c’est lui, c’était le guitariste de Steely Dan, mais c’est le plus grand guitariste de studio américain, qui jouait avec Joni Mitchell, les Crusaders, même des albums de John Lennon. Je ne savais pas toujours que c’était lui qui jouait, comme il n’était pas toujours crédité.
Et il y avait aussi son ami et acolyte Robben Ford qui était d’une grande influence et tout à coup je me retrouve sur scène avec eux et ils jouaient Cargo, alors ça c’était quand même génial, j’étais au milieu et j’avais Larry Carlton d’un coté et Robben Ford de l’autre, et ça c’est des moments où on se dit : c’est quand même un chouette métier ! Et en plus de les voir prendre du plaisir à jouer les petits gimmicks de Cargo (il mime le geste d’un guitariste et les chantonne), le faire à l’unisson avec eux c’était vraiment super !

Des rencontres avec des musiciens j’en ai tous les jours qui me font très plaisir et qui m’enrichissent bien sur, et on a des vraiment bons musiciens aussi en France.

QUEL REGARD SUR LA SCÈNE LOCALE D’AUJOURD’HUI ?

Ben, j’ai un regard automatiquement bienveillant quand à la musique vivante, le spectacle vivant, quel qu’il soit. Étant musicien je préfère le spectacle vivant au spectacle enregistré. D’autant que c’est toujours une chance de se développer, c’est sur scène qu’on apprend le plus, donc toutes ces scènes et festivals qui permettent aux jeunes groupes de jouer sont absolument nécessaires.

 

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Propos recueillis par Sylvie Chareun pour scenes-locales.com, avec l’aimable autorisation de AB TEAM

 

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