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EDITO ARTISTE – Focus sur SHANA PEARSON

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EDITO ARTISTE – Focus sur SHANA PEARSON ©DR

Tu as commencé en tant que Shana P pour finalement assumer ton nom et te faire découvrir en tant que Shana Pearson, pourquoi n’avoir pas commencé avec Shana Pearson ?

Au tout début j’ai commencé en tant que Shana Pearson, j’ai fait la première partie de Vitaa en 2008 et le management de Vitaa est venu parler à moi et mon équipe. Ils nous ont dit que Pearson sonnait trop comme « personne », alors on s’est mis d’accord sur Shana P. (Pour la petite histoire, le manager a dit « si il y a personne – Pearson -, comment on va faire ?). Ça faisait beaucoup plus urbain et plus simple et donc avec mon label on a décidé de s’y tenir. Puis je me suis séparée de mon label en 2014. Alors j’ai décidé de revenir à mes “racines” en reprenant mon nom d’origine. C’était aussi une manière de marquer un changement dans ma carrière.

Pourquoi as-tu quitté ton label ?

Comme dans toute relation, les mentalités évoluent, on peut changer de direction dans sa tête et ne pas vouloir les mêmes choses, et c’est ce qui s’est passé. J’ai quand même vécu de super moments avec eux. J’ai pu sortir mon premier album qui a été disque d’or en Suisse, j’ai fait un morceau avec Big Ali grâce à eux. Après avoir fait ma collaboration avec Big Ali, je voulais continuer sur cette lancée, mais la hype est retombée et on n’a pas su rebondir. J’ai eu le sentiment qu’ils étaient dépassés par les événements alors que de mon côté, je souhaitais continuer dans cette direction et sortir un deuxième album. Donc finalement, j’ai compris que nous n’étions plus sur la même longueur d’ondes alors j’ai décidé de quitter le label et démarré en indépendante.

Qu’est-ce que tu tires de cette période de ta carrière avec Big Ali ?

C’est vrai que Big Ali est comme un grand frère pour moi, encore récemment, je l’ai invité sur un live pendant le confinement. C’était vraiment une belle rencontre humaine et artistique. Il m’a pris sous son aile. Puis grâce à sa notoriété j’ai eu plein d’occasions professionnelles après notre morceau. On a fait une vingtaine de dates dans toute la France, des concerts devant 30 000 personnes et pour tout cela, je lui en serai reconnaissante toute ma vie. Après, j’ai toujours compris que ce que je vivais était éphémère et j’ai toujours gardé la tête sur les épaules. Ça m’a permis de vraiment savourer tous les événements incroyables que je vivais à ce moment-là. 

Depuis 2014 tu est donc en indépendante, qu’est ce que ça a changé pour toi ?

Ca a complètement changé dans le sens où déjà financièrement tout sort de ma poche. Que ce soit la réalisation de l’album, le paiement des compositeurs, le mastering, tout le processus de création finalement. Bien sûr maintenant les décisions me reviennent, et ce n’est pas toujours simple, car on n’est jamais confiant à 100 %. Mais tout ce que j’ai pu développer depuis 2014, je l’ai fait en écoutant mon cœur et je le fais pour moi. Bien sûr que lorsque je sors un single l’avis du public est important, mais je veux que ça me plaise avant tout ce qui n’est pas forcément le cas de certains morceaux que j’ai sorti à l’époque sous mon ancien label. Au niveau des clips, c’est également moi qui gère. Mon dernier clip, que j’ai tourné en Islande, a été entièrement sorti de ma tête. C’est moi qui ai imaginé toutes les scènes. Ce qui a vraiment changé, c’est que je crée tout de A à Z et c’est ça qui est magique dans le fait d’être indépendante

Depuis 2016, tu as sorti un EP “Fearless” et 5 autres singles, tu as des projets en cours de préparation ?

Alors il y a un single qui va sortir début juin et dans l’idéal, j’aimerais sortir un album. Je pense que c’est le moment même si les singles permettent de garder une actualité et de pouvoir faire des concerts. Je voulais essayer de la terminer pour fin 2020, mais finalement je pense que ce sera plus 2021 vu les circonstances actuelles.

Le confinement t’a t’il bloqué ou freiner dans ton rythme de création.

Non ça ne m’as pas du tout bloqué au niveau création. J’ai même pu faire plus de choses au niveau interaction, car j’ai eu beaucoup de contact avec mon public en ligne. Si ce confinement a permis une chose, c’est d’exploiter ce genre d’outils. Je n’avais jamais fait de live où j’invitais d’autres artistes pour chanter ou le contraire, mais j’ai trouvé ça très enrichissant et j’aimerais continuer à le faire quand tout sera revenu à la normale.. J’ai également remarqué que le public était beaucoup plus solidaires avec les artistes. J’ai reçu énormément de messages de soutien et pleins d’actions se mettent en place. Après, ce sont vraiment les concerts qui me manquent bien sûr.

Une dédicace pour scènes locales ?

Je trouve l’initiative fabuleuse, c’est vraiment le genre de projet qu’il nous faut surtout en ce moment. De plus en plus, c’est ce genre de plateformes qui permettent au public de trouver l’information et on peut découvrir la multitude de jeunes talents. En plus, c’est un super support pour les jeunes artistes et c’est un plaisir de faire cette interview avec vous.

Retrouvez la fiche artiste de Shana Pearson sur notre site !

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