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EDITO ARTISTE – Focus sur WAWA WEST

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EDITO – Focus sur Wawa West ©DR

D’où vient ton nom « Wawa West » ?

Il vient d’une punchline de Wild Wild West. J’ai kiffé le film et les sons. Wahiba est aussi mon vrai prénom. Du coup j’ai fait un mix de tout ça ! C’est aussi parce que je suis souvent à l’ouest. On me le dit souvent… En rigolant bien sûr.

Depuis combien de temps la musique est dans ta vie ?

J’ai commencé la musique très jeune. Ma maman a une voix incroyable. C’est elle avant tout qui m’a donné envie de chanter. Par la suite, j’ai rencontré la diva Whitney Houston par l’intermédiaire de son premier album. J’avais 9 ans, j’en ai 43 aujourd’hui. Je l’ai découverte et j’ai dit à ma mère « Je veux faire pareil ». Elle m’a dit que ça allait être chaud. Alors j’ai commencé à chanter seule chez moi. Je me suis documenté de mon côté. Ma première scène ? Je l’ai faite au lycée en chantant Hero de Mariah Carey. C’était en seconde, j’avais 14/15 ans. Les vrais premiers concerts sont à Paris à partir de 2000. J’ai toujours écrit, j’ai un lien de plus en plus proche avec la musique.

Des études en parallèle ?

Ma mère avait des espoirs que je sois prof. Je me suis dirigé vers la fac de Chambéry. Sauf que me parler pendant deux heures dans un amphithéâtre de la civilisation anglaise… Très peu pour moi. J’ai quand même persévéré puis je suis rentré dans le monde du travail.

As-tu déjà songé à tout arrêter ?

J’ai eu des moments de doute en 2001. Je pars pour Paris avec mon chéri pour faire deux trois bricoles dans la musique. Puis je prends une grande claque… Il faut avoir un réseau, une identité, être formaté. Mais ça a permis à Moodj, mon mari, de faire quelques scènes avec des MC.

Ton mari est aussi dans la musique ?

On s’est rencontrés en 1995. C’est la musique qui nous a connectées. Et lui, il a toujours été dans le hip-hop. Il est un des gros pionniers sur Annecy. On fonctionne beaucoup en duo aujourd’hui. Son de nom de scène ? Moodj. En 1998, il a partagé la scène avec Redman et Jungles Brothers. À l’époque c’était complètement ouf, surtout pour de jeunes annéciens.

Comment s’est déroulée ta vie parisienne ?

On est arrivé en 2001 sur Paris. On y est resté jusqu’en 2010. On a fait pas mal de concerts avec les copains. Quelques passages radios chez Générations. Quelques participations à des mixtapes, des émissions raps, des assos. Moodj a eu une grosse scène au Nouveau Casino lors de la tournée “Can I Kick it” à Paris. Malheureusement, ce n’était pas la musique qui nous permettait de vivre. On travaillait à côté en faisant de l’intérim. On se tapait des nuits blanches. C’était dingue !

Et ton retour à Annecy ?

On a compris qu’on ne mangerait pas avec la musique donc on a travaillé. On a également eu un enfant. Plus ça avançait, plus on s’est dit que Paris avec un enfant c’était mort. Donc on est revenu à Annecy. En 2012, il y a eu une grosse préparation d’un album pour mon chéri. La tournée “Can I Kick it” était de retour à Annecy, avec notamment Orelsan, Nemir, Grems et Disiz.

En 2015, j’ai eu l’opportunité de partager un morceau sur scène avec le groupe JODGE, que je ne connaissais pas. Puis Jordan, un des membres, m’a gentiment proposé un duo à chaque fois que j’allais le voir jouer sur scène. C’était uniquement pour le plaisir de partager. Ces petites sessions m’ont donné envie de poster une annonce et de me lancer sur la scène locale. 

J’ai repris cette même année en intégrant un groupe de funk avec qui j’ai tourné pratiquement deux ans. J’y ai connu une super pianiste, Corinne, et un super batteur, David Provent. Un groupe est né : Lipstik. On a tourné en trio, puis en duo, presque trois ans sur Annecy, Suisse et Savoie. Suite à ça, avec mon mari on avait très envie de retourner en duo donc on a créé BilletDoo. Un duo hip-hop/funk/RnB. Il écrit absolument tout. C’est vraiment un groupe qui plait énormément. C’est super original dans le coin car ça sort de l’image négative du rap qu’on peut avoir. 

En parallèle, j’ai créé Wawa West en solo. Puis en duo avec Steeve Ray qui m’accompagne au piano dans les prestations duo uniquement.

EDITO – Focus sur WAWA WEST ©DR

C’est comment la scène locale ?

La scène locale c’est difficile. Dans le sens où il faut sans cesse relancer. Plus ça va, plus on a l’impression qu’il faut se brader. On fait deux heures de show live et 600 euros paraissent être la fin du monde. Les clients veulent que tu animes une soirée, que tu amènes tout et que tu ne demandes pas trop chère. J’ai fait le choix de ne pas être intermittent du spectacle. En revanche, j’ai de la chance car je travaille avec des clients habituels depuis plus de quatre ans, et je leur en remercie. On a des dates, on est même résidents dans certains endroits. Ce n’est pas pour l’argent, mais on travaille quand même. On va chercher des gens. On danse avec eux. On a envie qu’on s’amuse tous ensemble. C’est important pour moi qu’il y ait une vraie fête.

Qu’est-ce qu’il manque, selon toi, pour te propulser ?

À l’époque parisienne, le réseau. Ainsi que d’avoir fait le choix de fonder une famille. On a fait ce vrai choix de ne pas vivre de la musique. Car c’est impossible de réellement concilier les deux à temps plein. La musique est vraiment un investissement. La vie de famille également.

Ton plus beau souvenir ?

Le Palais des Congrès de Paris. J’avais un ami, Rodolphe Giorsetti, avec qui j’ai fait de la musique au début des années 90. C’est un chanteur et un mannequin pour la coiffure. Il me dit « Il y a moyen que tu viennes chanter » et on l’a fait. Je me suis retrouvé devant 5000 personnes. C’est un souvenir inoubliable. Je ne réalisais pas l’immense chance que j’avais à cet âge-là. J’ai rencontré Olivier Dodanne, un parolier absolument extraordinaire qui travaille aujourd’hui pour de grands artistes. J’ai eu le plaisir de chanter sur ses textes lors de cette scène au Palais des Congrès. 

Et ton pire souvenir ?

Me pointer à un casting. Faire une prestation honorable, objectivement. Et la candidate suivante, une blonde canon qui fait une prestation horrible, est conservée. Je me suis dit : « Si c’est ça le monde de la musique putain… ». Mais je suis resté fidèle à moi-même. Par exemple, j’avais rencontré des rappeurs parisiens qui m’ont proposé de travailler avec eux. Mais chanter des trucs assez sous-entendus non merci. Je ne voulais pas chanter ça pour faire plaisir ou vendre.

Des projets en cours ?

Il y a un gros projet qui arrive. On est encore en recherche pour certains titres. Pendant tout le confinement, on a passé deux mois à le travailler, en studio à la maison. Et l’autre projet est un projet plus compo. Ce sera uniquement Wawa West. J’aimerais vraiment faire la musique que j’aime, réunir tout ce qui m’inspire. On fait des petits lives ponctuels sur Instagram ou Facebook. Et depuis que j’ai recommencé les scènes, je donne des cours de chant à Annecy. C’est important pour moi cette « transmission ». Je me sens chanceuse de pouvoir le faire.

Comment as-tu vécu ces deux mois de confinement ?

Les trois premières semaines ont été extrêmement anxiogènes. Il y a eu énormément de réflexions. Au bout d’un moment, quelques élèves m’ont demandé des cours à distance. J’ai d’abord décliné. Je pensais que ce serait difficile de motiver les élèves. Puis devant l’insistance j’ai dit on va essayer. Et au final c’est une approche intéressante. J’ai même eu de nouveaux élèves.

Ton avis sur Scènes locales ?

Je trouve que c’est top quand on a besoin de se créer une affiche. Je suis ravi d’avoir accès à ce type de « promo ». Ça claque ! C’est super intéressant.

Retrouvez la fiche artiste de Wawa West sur notre site !

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