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SYLVAIN DUTHU – Boulevard des Airs

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Sylvain Duthu, chanteur et auteur dans le groupe Boulevard des Airs est revenu sur ses débuts dans la musique sur Scènes-Locales.com . Le groupe sort son nouvel album « Loin des yeux » ce 26 mars 2021. Il se confie et donne quelques conseils aux artistes.

La scène locale pour toi, c’était où ? C’était en 2004, quand tu as commencé ?

Oui, pour nous, la scène locale, c’est la scène tarbaise. À Tarbes il y a une salle de spectacle qui s’appelle la Gespe. C’est la salle qui nous a offert nos toutes premières parties. Je pense à La Varda par exemple. On faisait une ou deux premières parties par an et on préparait ça comme le stade de France. C’était ouf. Ça, c’est ce qui nous concerne en tant que musiciens. Puis en tant que public, la scène locale c’était le Celtic de Tarbes qui accueillait une programmation incroyable. C’était et c’est toujours le Jazz à Luz, un incroyable festival de jazz.

Quels sont les souvenirs gravés de cette époque ?

C’est vraiment les premières parties qu’on nous offrait à la Gespe, la salle de concert de Tarbes. C’était la folie ! Quand on voyait la programmation et quand on apprenait que les Déportivo allaient passer, on se disait « mais putain t’imagines si on pouvait faire la première partie ». Quand c’est arrivé, c’était l’euphorie totale.

Tu as des conseils à donner aux artistes montants ?

Le gros gros conseil c’est « patience » ! Parce que nous, on s’est créé en 2004 et le premier album officiel, on l’a sorti en 2011. Et entre 2004 et 2011, je vous laisse faire le calcul, il se passe beaucoup de choses. Surtout quand on est jeune. Il se passe trois fois plus de choses, entre la vie, les études et le reste. Il faut vraiment être motivé pour garder un projet. Si on est vraiment motivé, au bout d’un moment il se passe un truc. Alors ça veut dire quoi « se passer un truc » ? Ce n’est pas forcément d’un coup remplir des Zéniths et faire une tournée dans ton bus, ça c’est vrai que c’est un peu le must. Mais c’est déjà devenir intermittent du spectacle parce qu’on fait 43 cachets par an, et qu’en plus on a avec nous une petite bande de copains, et qu’on prend du plaisir à extérioriser ce qu’on a dedans. Bon c’est déjà beaucoup !  Donc patience et motivation !

Tu portes quel regarde sur la scène locale d’aujourd’hui ?

Pour avoir connu les deux, pour avoir connu les salles comme la Gespe ou comme le Ninkasi à Lyon, comme toutes ces scènes qui peuvent accueillir entre 800 et 1500 personnes – on appelle ça des clubs dans le métier, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs – pour avoir connu les deux, donc, les clubs et les Zéniths c’est vraiment deux salles, deux ambiances. C’est-à-dire que si on devait choisir, d’ailleurs on le fait, c’est de faire une tournée avec les deux : un bout de tournée en Zéniths et un bout de tournée en club. D’ailleurs, j’ai vu que Vianney faisait ça aussi. Ce n’est pas pour rien. C’est pour le plaisir qu’on a aussi à être sur des petites scènes comme ça. C’est vraiment une ambiance incroyable et au-delà de ça, encore plus petit, les scènes en dessous, on va dire que c’est les bars. Pour avoir eu la chance de jouer à l’étranger, quand on va en Argentine et en Espagne personne ne nous connaît. On repart du début et on fait les bars. C’est incroyable. Et surtout il faut en prendre soin de ces salles, de ces collectifs.

Est-ce que tu as un message à faire passer à tous les artistes qui voient leurs projets reportés ou s’effondrer ?

Bon courage ! C’est hyper dur… Nous, « Loin des yeux » c’est un album qui n’aurait jamais vu le jour sans le confinement. C’est un album qui s’écoute comme un album. C’est-à-dire qu’on s’assoit, ça dure 1h15, c’est comme quand on regarde un film. Cet album, ce n’est pas grave si on ne fait pas de tournées sur scène après. On a considéré ça comme un objet d’écoute. La tournée qui devait se terminer c’est la tournée de l’album précédent. Tout ça pour dire que s’il n’y a pas de concert tout de suite pour défendre l’album c’est pas grave. Je serais très heureux que les gens l’écoutent chez eux tranquillement. Par contre je pense à des amis artistes qui sortent leur premier album maintenant et courage ! Courage à tous car ce n’est vraiment pas évident de mettre autant d’énergie, de soi, dans un projet. C’est trop frustrant. Au bout d’un moment il faut trouver une solution !

Un petit mot d’actu ?

Un petit mot sur mon album ! Déjà on a hâte que cet album sorte. Et quand il sortira on tournera une page. J’espère que la lumière sera au bout du tunnel pour nous tous. Je souhaite une très belle écoute à tout le monde. Petit conseil d’écoute, l’album dure 1h15 de musiques, d’histoires et d’émotions. J’espère que les gens prendront le temps de l’écouter comme ça, comme on regarde un film. C’est-à-dire qu’on s’installe et puis on met un casque, ou deux petites enceintes, et on se laisse porter au fil des 24 titres. C’est comme ça qu’il est construit. Et puis bon voyage ! > Retrouvez l’interview de Move-On Magazine

Une dédicace pour les jeunes artistes ?

Les jeunes ou les vieux  ! Là franchement on est tous dans le même bateau ! Force et courage !

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